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Tous les textes et images font l'objet d'un copyright et/ou d'un dépôt ISBN © - D. PETIT-LAURENT
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HISTOIRE DU CAFE
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C’est une plante « jeune », puisque c’est vers le 15e siècle que l’on commence à connaître ce fameux grain.

Il y a aussi quelques légendes :

L’une fait état d’un certain jeune berger du Yémen et de ses chèvres, Kaldi.

La découverte du café par Kaldi

 

Le café

Rendu inquiet par le comportement de ses chèvres excitées après avoir mangé les fruits d’un petit arbuste qu’il ne connaissait pas, est allé voir un religieux. Ils cueillirent donc ses baies rouges, les firent bouillir, et burent le breuvage. Après êtres restés éveillés et gais une partie de la nuit, le religieux en fit goûter à ses coreligionnaires qui l’apprécièrent et en firent leur boisson favorite. Le nom de « kawa » fut donné à ce fruit.

Cafetier turc distribuant café, thé, tabac... Gravure du XVIIIe siècle

La seconde, met en scène l’ange Gabriel et Mahomet qui était soufrant. Ce dernier recevant du café pour son réconfort, se senti mieux et l’appela « qahwa ». (kahwa en arabe désigne un excitant)

Avant le Xve siècle les graines de cet arbuste étaient utilisées à des fin médicinales, on en faisait également de la farine, qui mélangée à du beurre produisait une sorte de bouillie, ou encore entrait dans la composition de galettes de voyage. Une certitude, le café était connu au Caire en 1510. C’est après 1517, que l’empire Ottoman, s’appropriant l’Egypte et l’Arabie, que le café devint un enjeu commercial. Le café fut ça et là frappé d’interdiction, mais le succès de la boisson dans le monde musulman, ou l’alcool était proscrit, continua son essor. C’est à Damas que l’on trouve trace d’une première maison du café, vers 1530.

Au XVIe, c’est le Yémen qui fournissait Arabes et turcs.

Un manuscrit du XVIIe, nous révèle l’existence en 1555, d’un vrai « café », endroit ou l’on servait le café pour y échanger des idées ou y faire des affaires. Le « Chez HAKIM et GEMS » était né, l’on s’y pressait et il était difficile d’y trouver sa place. Après cela, les mêmes endroits furent établis au Caire, Alep, Damas, Istanbul, et bien d’autres.

Un médecin italien, Prosper Alpini, écrit « j’ay veu un arbre dans le jardin de plaisance d’un turc..., lequel produit les graines communes qu’on appelle bon et ban dont tous les Arabes et Égyptiens font un breuvage très commun, qu’il boivent au lieu de vin et qu’il vendent dans les tavernes publiques comme le vin parmi nous et qu’ils appellent caoua.... ».

En 1596, Amsterdam connaît son premier marchand de café en grains.

Le Portugal et l’Espagne, puissances de l’époque, commerçaient, puis vinrent Hollandais , Anglais, Français s’emparent de ce commerce, à partir de l’an 1600.

Édition ancienne du traité du café,

du thé et du chocolat. XVIIIe siècle

 

En 1624, Venise, puis Marseille, Londres, Hambourg sont elles aussi contaminées par la liqueur noire.

En France, c’est Pierre de La Roque, qui importe le premier café et les instruments pour le préparer à la suite de son retour d’Istanbul, bien qu’en 1643, un certain Levantin, avait ouvert boutique, et servait grains et cafés fumants sous le nom de « cahové » ou « cahouet ». Il n’eut aucun succès.

Dans toute l’Europe le café fait son œuvre.

A Paris, le café fait sa vraie apparition. En 1669, il prend sa dénomination « café ».

Des lieux sont établis, le Procope de l’italien Procopio dei Costelli en 1689.

La culture s’exporte, avec les Hollandais qui après de réelles difficultés introduisent des plans à Java et Batavia. Puis au Nouveau-monde et en Afrique. En 1714, en Guyane Hollandaise. En 1716 en Martinique. 1719 en Guyane française. Etc... 1775, les plantations de la Martinique et de St Dominique font de la France le premier producteur de café.

Depuis, le café devint l'une des boissons universelles.

Citons quelques appellations :

MOCHA HARRAR, Mocha Matari, MONTAGNE GAYO, INDONÉSIEN SULAWESI, INDONÉSIEN SUMATRA, INDONÉSIEN SUMATRA, INDONÉSIEN JAVA DOMAINE, INDIEN MYSORE, INDIEN MOUSSONNE MALABAR, YÉMEN MOKA MATARI, MANDHELING & LINTONG BLEU, et les fameux cafés hawaiien EXTRA FANTCY et CAPITAINE COOK dont les prix surpassent quasiment tout les autres.

Quelques uns de nos grands amateurs : Bach, Balzac ( voir Traité des excitants modernes), Beethoven, Brillat-Savarin, Buffon, Delille, Fontenelle, Gambetta, Louis XV, Napoléon, Voltaire, etc...

Publicité du début XXe siècle

 

© D. PETIT-LAURENT


RATAFIA AU CAFE

Faites macerer pendant huit jours 500 grammes de café Martinique, Bourbon et Moka moulu gros, dans 4 litres d'eau-de-vie à 21 degrés. Filtrez et mélangez avec 750 grammes de sucre dans un décilitre d'eau, mettez en bouteilles.

Le Cuisinier modèle par Carnet,

Ancien chef des extra chez le Baron Salomon de Rothschild,

Chez T. Lefèvre Editeur, Paris, vers 1850-60


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